


Adresse : 75, quai des Etats-Unis - 06300 Nice
Tél : +33 (0)4 92 00 41 90
Fax : +33 (0)4 92 00 41 95
Horaires : ouvert du lundi au jeudi de 8h30 à 13h et de 14h à 17h et vendredi 8h30 à 13h et de 14h à 15h45.
Tramway : station Cathédrale-Vieille Ville ou Opéra-Vieille-Ville
Bus : n°14
Parking : Saleya, Corvesy, Palais de Justice
Inscrit dans le cadre de la politique culturelle, cette structure répond à une demande croissante en matière de connaissance du patrimoine.
La collecte de l’information sur les richesses architecturales, l’histoire, la mémoire de Nice et son comté, demeure l’objectif principal de ce service rattaché à la direction centrale des affaires culturelles, néanmoins son action évolue vers de nouvelles missions comme la synthèse et la diffusion de cette information.
Aujourd’hui, le Centre du Patrimoine devient le “ lieu ressource ” d’informations patrimoniales à l’intention de tous les publics.
Le Centre du Patrimoine est installé dans une partie des bâtiments à terrasses, édifiés au XIXème siècle le long de la voie nouvelle (dénommée alors simplement dans la documentation afférente “ circonvallazione ” -voie de contournement-) qui deviendra le Quai du Midi, puis le Quai des Etats -Unis.
Les premières terrasses, construites entre 1750 et 1780, remplacent les anciens remparts. Par lettres patentes de mai 1835, le roi Charles-Albert cède à la ville la jouissance des terrains du bord de mer. D’après l’iconographie de l’époque, cet espace apparaît comme plutôt chaotique avec plusieurs baraquements sommaires ou petites “ maisons de bois ”, vouées à la démolition, à la grande inquiétude des pêcheurs dont c’était en fait le “ domaine ”.
La ville a ainsi défini les limites du lotissement, approuvé par le Consiglio d’Ornato en 1838. Obligation est faite aux acquéreurs de construire leur partie de terrasse en deux ans, et dans le respect des plans imposés. Ceux-ci concernent en particulier les fondations, les parements visibles, le parapet de la terrasse, et même le dessin des cheminées en fonte sur un hébergement en maçonnerie.
L’exécution des travaux est surveillée par le Consiglio d’Ornato, régulièrement consulté pour des modifications de détail.
Les “ terrasses neuves ” où deux espaces ont été réservés à usage public -à l’Est, pour la halle aux poissons et à l’Ouest pour un lavoir, actuellement galeries de la Marine et des Ponchettes-, sont achevées en 1848, témoignant d’un rythme de travail soutenu.
La partie des terrasses sise au n° 75 est semble-t-il restée, depuis sa construction il y a près de 150 ans, propriété de la même famille. Vers la fin du XIXème siècle, selon un descendant qui a aimablement communiqué ces informations, la maison a été divisée en quatre petits logements loués à des hivernants.
Le bien, devenu propriété de la ville de Nice par expropriation en 1969, est resté depuis cette date inoccupé et muré, jusqu’à sa restauration récente.
Concernant l’aspect patrimonial et architectural, on notera l’option choisie par l’architecte missionné par le Consiglio d’Ornato, qui a privilégié la robustesse pour les plafonds de l’étage dont les voûtes retombent au centre sur de puissants piliers de maçonnerie, qui supportent la terrasse destinée à être ouverte aux promeneurs. Les fresques composées essentiellement de motifs de fleurs, feuillages et rubans, ont été en grande partie maintenues et restaurées. Enfin, à l’instar d’autres immeubles du Vieux Nice, un puits avait été aménagé au sous-sol.
Le journal du Patrimoine à télécharger :

